Petit-Bornand les Glières

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Site historique du Plateau des Glières

  • Publié : 27 septembre 2010
  • Mis à jour : 17 juillet 2011
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 Le Plateau en direct


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Le Plateau et le monument de GILIOLI
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Magnifique plateau situé au cœur de la Haute Savoie à 1440m d’altitude, le site des Glières est un rendez-vous incontournable.
Haut lieu de la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, son territoire montagneux, et de ce fait stratégique, a permis de faire du Plateau des Glières un point de parachutage des armes pour la résistance locale.

Le 31 janvier 1944, compte tenu de la situation "insurrectionnelle", le gouvernement de collaboration de Vichy, sur l’injonction des autorités allemandes, décide d’en finir avec la Résistance et met le département en état de siège.

Ce même jour, 120 maquisards sous les ordres du lieutenant Tom Morel, chef des maquis de l’Armée Secrète en Haute Savoie, montent au Plateau des Glières pour assurer la réception des parachutages. Les maquisards sont d’anciens cadres du 27e Bataillon de Chasseurs Alpins d’Annecy, des Républicains espagnols, des Francs Tireurs et Partisans, unis par le même désir de libérer la France.

Le 26 mars 1944, une attaque massive mobilisant environ 10 000 hommes est menée par les troupes allemandes et les miliciens français. Les moyens mis en œuvre sont disproportionnés face aux 465 maquisards présents sur le Plateau. Après avoir procédé à des repérages, les maquisards reçoivent l’ordre du capitaine Maurice Anjot, désormais chef du maquis suite au décès de Tom Morel, de décrocher dans la soirée.
129 maquisards et 20 résistants des vallées, n’ayant pu échapper à l’encerclement des forces de l’ordre, sont tués lors du combat, fusillés ou morts en déportation. La bataille des Glières est, dès le début, grâce à la radio de Londres, le symbole de la Résistance française.

Les mois suivants, les maquis se restructurent pour organiser la réception d’un nouveau parachutage, qui aura lieu le 1er août. Il permettra la libération de la Haute-Savoie avant même l’arrivée des troupes alliées, dès le 19 août 1944.

Le 2 septembre 1973, le Monument National à la Résistance d’Emile GILIOLI, construit à l’initiative des Rescapés des Glières, est inauguré par André Malraux.
Il n’est pas un monument aux morts mais un symbole d’espérance.
Aujourd’hui, un parcours balisé accessible à tous types de marcheurs, longeant les zones de parachutages, vous guide sur le Plateau des Glières appartenant désormais à la mémoire collective. Les panneaux explicatifs ponctuant cet itinéraire relatent la vie quotidienne des maquisards et les évènements de février et mars 1944.


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Les sentiers de la Mémoire
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Sur le plateau, des sentiers permettent de découvrir le site des parachutages et l’organisation de la défense du plateau.

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Le sentier "Tom Morel", seul chemin d’accès au plateau en hiver, était la voie de ravitaillement du maquis.
Le sentier de "l’Attaque", relativement difficile en raison du dénivelé, a été utilisé par les agents de liaison du Maquis des Glières. Les Allemands l’ont aussi emprunté lors de l’attaque du 26 mars 1944 à Monthièvret.
Le sentier de "l’Escarmouche" ou sentier des "Eaux Noires" qui doit son nom au ruisseau venant de la combe d’Ablon qui coule sur des roches détritiques noirâtres, a été emprunté notamment par les résistants de Thorens. C’est là que la Milice a perdu son premier homme.
Le sentier du "Dernier Assaut" permet l’accès au site d’alpage de Champ-Laitier attaqué le 26 mars 1944.
Le sentier des "Espagnols" fut le lieu de passage d’un groupe d’Espagnols venus de Nâves-Parmelan, ainsi que de trois Italiens. Avant eux, le garde-forestier du secteur avait emprunté ce chemin pour accompagner de jeunes réfractaires au Service du Travail Obligatoire sur le Plateau des Glières. Un poste de guet, installé au Pas du Roc par les résistants, verrouillait de façon dissuasive le passage. Aucun assaillant ne s’y hasarda.
Le sentier de "l’Ultimatum" constituait une voie royale d’accès au Plateau des Glières. Il était verrouillé dans la vallée par les forces de Vichy, et sur le plateau par les maquisards. L’avant-veille de l’assaut allemand, il a été emprunté par un groupe porteur d’un ultimatum de reddition.

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